Pour réduire les inondations urbaines, les villes construisent des infrastructures vertes comme des fosses d’évacuation des eaux pluviales (STP) qui détournent l’eau de la rue dans le sol d’un arbre de rue. L’arbre reçoit cette eau, ainsi que de fortes concentrations de sels de déglaçage, surtout dans les villes au climat plus froid comme Montréal. La concentration de sel culmine au début du printemps avant la croissance active, mais l’effet sur diverses espèces d’arbres urbains n’est pas clair. De plus, la ville s’est renseignée sur l’utilisation du biochar comme amendement du sol pour réduire le stress salin des arbres.

Cette étude a quatre objectifs, a) comprendre les conditions de croissance des STP locaux, b) tester si la santé et la croissance des arbres sont affectées par le rinçage au sel au début du printemps c) trouver quelles espèces d’arbres urbaines sont tolérantes (10 espèces urbaines testées), et d) tester si le biochar peut aider un arbre à résister au sel. Nous étudions ces questions avec plus de 200 jeunes arbres urbains dans une étude en pot, et 18 fosses d’arbres à eaux pluviales, dans une étude pilote dans le quartier de Rosemont-La Petite-Patrie, Montréal.