Ce ne sont pas moins de 12 To de données qui ont été collectées en juin 2025 sur l’observatoire urbain de Montréal grâce aux caméras innovantes conçues en collaboration entre le PaqLab et l’INRAE BIOGECO (Bordeaux).
Sur des érables argentés des placettes de l’observatoire, nous avons mis en place des expériences de « cafétéria » : différents types de fausses proies (chenilles, araignées, fourmis) étaient proposés aux oiseaux pour étudier leurs préférences alimentaires. Devant chaque cafétéria, nos caméras prenaient deux photos par seconde tout au long de la journée, afin d’identifier avec précision quelles espèces attaquent quelles proies le long du gradient urbain.
Les pièges photo classiques (camera traps) ayant un temps de détection trop long pour ce type d’observation, nous avons utilisé ces caméras « faites maison » afin de suivre en détail les interactions entre les oiseaux et leurs proies potentielles. Cela a généré une quantité impressionnante d’images, traitées ensuite par des algorithmes de détection supervisée et de regroupement.
En parallèle, sur les mêmes sites d’études, nous avons déployé des enregistreurs acoustiques pour caractériser la composition globale des communautés d’oiseaux. L’objectif était de déterminer s’il existe un alignement fonctionnel entre les espèces présentes dans un site donné et celles réellement impliquées dans la prédation d’arthropodes, notamment les défoliateurs, en fonction du contexte urbain.
L’analyse des photos est toujours en cours et occupe beaucoup de notre temps, mais nous pouvons déjà partager quelques belles images capturées le long du gradient urbain : de gauche à droite, un tyran huppé, un cardinal rouge et un moineau domestique.
Restez à l’affût !
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© Laura Schillé
Ce ne sont pas moins de 12 To de données qui ont été collectées en juin 2025 sur l’observatoire urbain de Montréal grâce aux caméras innovantes conçues en collaboration entre le PaqLab et l’INRAE BIOGECO (Bordeaux).
Sur des érables argentés des placettes de l’observatoire, nous avons mis en place des expériences de « cafétéria » : différents types de fausses proies (chenilles, araignées, fourmis) étaient proposés aux oiseaux pour étudier leurs préférences alimentaires. Devant chaque cafétéria, nos caméras prenaient deux photos par seconde tout au long de la journée, afin d’identifier avec précision quelles espèces attaquent quelles proies le long du gradient urbain.
Les pièges photo classiques (camera traps) ayant un temps de détection trop long pour ce type d’observation, nous avons utilisé ces caméras « faites maison » afin de suivre en détail les interactions entre les oiseaux et leurs proies potentielles. Cela a généré une quantité impressionnante d’images, traitées ensuite par des algorithmes de détection supervisée et de regroupement.
En parallèle, sur les mêmes sites d’études, nous avons déployé des enregistreurs acoustiques pour caractériser la composition globale des communautés d’oiseaux. L’objectif était de déterminer s’il existe un alignement fonctionnel entre les espèces présentes dans un site donné et celles réellement impliquées dans la prédation d’arthropodes, notamment les défoliateurs, en fonction du contexte urbain.
L’analyse des photos est toujours en cours et occupe beaucoup de notre temps, mais nous pouvons déjà partager quelques belles images capturées le long du gradient urbain : de gauche à droite, un tyran huppé, un cardinal rouge et un moineau domestique.
Restez à l’affût !